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Actualités

Mactavish et PwC UK publient un rapport prônant une réforme des méthodes de placement des grands risques.

17-03-2011

Un rapport de Mactavish/PwC UK révèle de graves déficiences de gouvernance dans les entreprises britanniques et met en garde contre des problèmes importants liés à leurs assurances.

  • Les assurances d’entreprise ne sont pas appropriées à l’environnement actuel d’après-crise, et les contestations d’indemnisation de sinistres devraient augmenter
  • De sérieuses failles dans la manière dont les polices d’assurances sont mises en place rendent les entreprises vulnérables
  • Les besoins en assurances doivent devenir un élément plus important des processus de gestion des risques et du capital des entreprises

Les entreprises britanniques s’exposent à des pertes importantes et évitables en raison de graves failles dans la façon dont sont gérées leurs polices d’assurance. Une nouvelle étude sur les grands risques d’entreprise, menée par le cabinet de recherche Mactavish en association avec PwC UK, met en lumière des carences graves dans la manière dont sont gérées les assurances et dans le rôle qu’ont les Comités de direction dans la gouvernance de ces arrangements. Les sociétés sont ainsi vulnérables en cas de sinistre important non indemnisé par leurs assureurs.

Le rapport, basé sur des consultations avec plus de 600 entreprises britanniques, plus de 100 assureurs et courtiers et des analyses de cas détaillées, dresse un tableau alarmant de communication inadéquate des activités et des risques, d’ignorance généralisée du droit des assurances, d’incapacité des équipes de direction à recueillir les informations pertinentes pour la souscription, de polices d’assurance peu fiables, et d’une méconnaissance des processus de gestion des sinistres majeurs.

Bruce Hepburn, Président Directeur Général de Mactavish déclare :

« Les problématiques d’assurance révélées par ce rapport sont inquiétantes. Ce que nous observons aujourd’hui est un système qui a privilégié de faibles coûts de transactions aux dépens de la fiabilité des couvertures. Cette approche n’est pas adéquate pour le contexte économique dans lequel nous entrons. Les entreprises britanniques, en particulier les PME et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), se mettent inutilement en danger et, dans l’environnement actuel, sont ainsi beaucoup plus exposées en cas de contentieux de sinistre. Les clients, courtiers et assureurs doivent tous commencer à investir suffisamment de temps afin d’assurer la fiabilité des couvertures d’assurance. »

Les résultats de Mactavish viennent à un moment où le rôle de l’assurance en tant que  filet de sécurité financier est particulièrement crucial. La récession a obligé de nombreuses sociétés à prendre plus de risques afin de protéger leur profitabilité et les Comités de direction subissent une pression croissante pour démontrer l’efficacité de leur gouvernance. Les catastrophes majeures, telles que les perturbations causées par le nuage de cendres du volcan islandais Eyjafjallajökull, peuvent arriver à tout moment, mais les difficultés financières récentes, le resserrement des conditions de crédit et la transformation des risques encourus, causée par la mondialisation et la récession, représentent des menaces nouvelles et peu comprises.

En parallèle, le rapport démontre que les assureurs sont beaucoup plus stricts sur l’indemnisation des sinistres. Il suggère que les réformes ne sont pas seulement urgentes mais tout à fait réalisables si les acheteurs, les courtiers et les assureurs travaillent ensemble pour améliorer la manière dont les risques  sont analysés, communiqués et souscrits, et optimiser la fiabilité des polices d’assurance.

PwC UK, partenaire de Mactavish dans la publication de cette recherche, considère ce rapport comme faisant partie intégrante du débat plus large sur la gouvernance d’entreprise et la « compliance » - où l’assurance est trop souvent ignorée.

Le rapport préconise sept recommandations (voir annexe I) visant à améliorer les pratiques existantes. Ces réformes ont d’ores et déjà été formellement approuvées par un grand nombre d’acteurs-clé du secteur (voir annexe 2).

Les faits marquants de la recherche démontrent que :

  • 87% des acheteurs d’assurance ne comprennent ni le fait que le devoir de communication des risques à l’assureur (« Duty of Disclosure ») repose sur leurs épaules, dans le contexte juridique britannique, ni les conséquences de ne pas remplir cette obligation.
  • Les deux tiers des acheteurs (65%) de grandes entreprises ne revoient pas les documents utilisés pour présenter leurs risques aux assureurs et presque tous n’ont pas de discussion adéquate avec leurs assureurs et leurs courtiers sur la validité de leurs couvertures d’assurance.
  • Les professionnels de la gestion de sinistre commencent à témoigner d’une augmentation du nombre de sinistres causés par les changements opérationnels liés à la récession, venant s’ajouter à un accroissement des réclamations disputées par les assureurs, quelle que soit la branche d’assurance. Le nombre de contentieux commerciaux rapportés par la Haute Cour de Justice britannique - The Royal Courts of Justice - (excluant les cas de faillites), a augmenté de 45% entre 2008 et 2009 et certaines catégories telles que les contentieux liés à des négligences professionnelles ont accru de plus de 100%.
  • Les standards d’analyse et de communication des risques sont le plus souvent considérés comme insuffisants, si ce n’est consternant (cf. études de cas p.25-26 du rapport). Presque tous les documents utilisés pour expliquer les risques des entreprises aux assureurs, parmi les centaines revus dans le cadre de cette recherche, contenaient des erreurs ou des omissions pouvant conduire à un refus d’indemnisation d’un sinistre majeur. Ainsi, un industriel avait omis de transmettre à son assureur des informations liées à l’utilisation finale de produits à risque, à des tests produits délicats effectués pour le compte d’un tiers et à l’emploi de techniques de fabrication très sensibles.
  • Le rapport met en lumière de multiples exemples de communication défectueuse entre la fonction assurance et les directions opérationnelles, de situations où les souscripteurs ont recours à des informations non documentées pour l’analyse du risque ainsi qu’une insuffisance de contacts entre les acheteurs et les assureurs.

FIN

Notes pour l’éditeur :

  • Cette étude se base sur plus de 600 consultations détaillées conduites en 2009-2010-2011 avec des directeurs financiers, juridiques et opérationnels et  des responsables de la gestion des assurances. Plus de 100 consultations ont été menées avec les équipes de direction des principaux assureurs et courtiers établis au Royaume-Uni. Pour obtenir une copie du rapport, merci de contacter Antoine Guérin aux coordonnées ci-dessous.
  • Mactavish est un cabinet de recherche et de conseil spécialisé dans l’analyse des risques et les assurances commerciales. Merci de visiter www.mactavishgroup.com pour plus d’informations.

Contact Presse

Antoine Guerin au +44 (0)207 793 4039 (portable : +44 (0)7879 827 434) ou par email : antoineguerin@mactavishgroup.com

ANNEXE I

Les sept recommandations de Mactavish préconisent les réformes suivantes:

  1. Rendre les acheteurs d’assurance conscients de leurs obligations juridiques et des principales différences entre le droit des assurances et le droit contractuel
  2. Une remise en question des méthodes d’évaluation des risques et une amélioration marquée de la manière dont l’information est recueillie, validée et communiquée
  3. Un processus d’appel d’offres en deux temps afin d’accentuer le dialogue entre acheteurs et assureurs tout en maintenant l’efficacité des transactions
  4. Une opportunité pour l’assureur de présenter directement à l’acheteur sa compréhension des risques de l’entreprise et les détails des couvertures proposées
  5. Une analyse par les clients de la matérialité financière du capital d’assurance dans la structure financière de l’entreprise
  6. Une discussion entre l’assureur et le client, avant l’entrée en vigueur de la garantie, de certains scénarios de sinistre majeur, afin que l’acheteur comprenne comment les polices d’assurance s’appliquent concrètement à l’activité de l’entreprise
  7. L’explication détaillée par l’assureur, et préalable au renouvellement, des procédures de gestion de sinistres afin d’éviter toute incertitude quant à la marche à suivre en cas de sinistre majeur.

ANNEXE II

De nombreux acteurs-clé du secteur soutiennent déjà les recommandations et les conclusions de Mactavish.

Emmanuel Nivet, PDG, Axa Corporate Solutions UK, déclare :

« Par son impartialité et sa vision internationale,  le “Placing Reform Report” de Mactavish est un document pragmatique et précurseur pour notre industrie.

AXA Corporate Solutions soutient les résultats de ce rapport à l’image de sa propre démarche de long terme : clients, courtiers et assureurs se doivent de collaborer de façon encore plus transparente.

Nous sommes persuadés de la pertinence de ce rapport comme en témoignent nos propres Engagements Clients et Courtiers basés sur les résultats de Mactavish, tels que la relecture partagée du wording d’un contrat. »

John Hurrell, Président de l’AIRMIC (Association des Risk Managers du Royaume-Uni - équivalent britannique de l’AMRAE), déclare :

“Mactavish’s research is thorough and convincing, and it lifts the lid on a potential crisis looming in the UK commercial insurance market. Airmic has long argued that the current legal framework for commercial insurance contracts is unsustainable. This research illustrates just how dangerous the situation can be.”

L’ensemble des témoignages d’assureurs, courtiers, cabinets d’avocat et de conseil, sont disponibles sur notre site internet : http://mactavishgroup.com/united-kingdom/insurance-broking-industry-responses-to-the-mactavish-protocols/

Communiqué de presse: Une crise des assurances pourrait ajouter un dernier chapitre à la récession (source : Mactavish Ltd.)

08-01-2010

Ce communiqué de presse contient des sections spécifiques, en dessous du communiqué principal, pour les secteurs de l’ASSURANCE, de l’INDUSTRIE, de la CONSTRUCTION, de la DISTRIBUTION et des SERVICES FINANCIERS. Merci de vous référer aux sections appropriées.

UNE CRISE DES ASSURANCES POURRAIT AJOUTER UN DERNIER CHAPITRE A LA RECESSION, ANNONCE MACTAVISH

Dans le sillage de la crise financière, les risques d’entreprise sont en augmentation. L’incapacité des équipes de direction et du monde de l’assurance à comprendre et à adresser ces changements de manière efficace pourrait avoir des conséquences importantes, voire désastreuses pour le marché de l’assurance commerciale. Cela pourrait provoquer une nouvelle phase de la crise financière, selon de nouvelles recherches approfondies réalisées par Mactavish, le cabinet de recherche spécialisé qui travaille avec de grands assureurs, des courtiers et des banques.

La première partie de son Programme de Recherches de Risques Sectoriels se base sur des entretiens détaillés avec des cadres supérieurs de plus de 250 grandes entreprises britanniques dont le chiffre d’affaire est compris entre 50mns £ et 5mds £, dans les secteurs de l’industrie, de la construction, de la distribution et des services financiers, ainsi que sur des entretiens avec 40 souscripteurs expérimentés et responsables de politiques de souscription du marché de Londres.

Bien que les recherches de Mactavish soient basées sur des entretiens avec des entreprises britanniques, les problèmes mis en lumière par cette recherche sont de nature globale et sont susceptibles de concerner les sociétés françaises. Une étude initiale a été entamée en France avec pour but d’être développée 2010.

La recherche, qui a été révisée par la division Assurances de PwC et par des analystes de Citi, indique que les risques d’entreprise ont brutalement augmenté suite à la récession, intensifiant les risques existants, tels que la vulnérabilité des chaines d’approvisionnement, et ajoutant de nouveaux risques au moment où les entreprises sont en train de s’adapter pour assurer leur survie. La recherche révèle également que ni les directions d’entreprise, ni les assureurs n’ont vraiment reconnu ces changements de risques. Cela signifie non seulement que les compagnies d’assurance souscrivent potentiellement des risques inconnus, mais également que les couvertures d’assurance peuvent être insuffisantes, exposant ainsi les investisseurs.

Le rapport prévient que : « Des parallèles peuvent être établis aujourd’hui entre l’incapacité des grands assureurs en dommage et responsabilité civile à vraiment comprendre à quel point les risques ont changé, et les erreurs beaucoup plus médiatisées qu’ont commises de nombreuses institutions financières lorsqu’elles n’ont pu comprendre les risques qu’elles encouraient ».

Conclusions principales :

  • L’effet de la récession économique a été d’accélérer radicalement le rythme des changements dans le monde des affaires, bien au-delà des grands titres sur les faillites et les sauvetages d’entreprises. La vitesse, le nombre et la portée des changements importants dans les activités quotidiennes de la plupart des entreprises sont sans précédent.
  • La sévérité de cette récession a changé les risques traditionnels et a créé de nouveaux risques dans son sillon. Les entreprises se diversifient, et se lancent dans de nouvelles activités tout en réduisant leurs coûts et en repoussant leurs limites et celles de leurs partenaires commerciaux pour surmonter la récession. Cette recherche a montré l’exemple d’un fabricant de produits de haute technologie ayant doublé le rythme de lancements de nouveaux produits en 2009 tout en réduisant en parallèle les délais de production de 75%, ceci afin de tenter de survive à la crise économique.
  • Les directions générales se concentrent sur la mise en place de nouvelles mesures mais très peu comprennent ou communiquent aujourd’hui les risques liés à ces évolutions. La recherche a démontré par exemple que 65% des entreprises interrogées ne vérifient pas le document de présentation des risques présenté aux assureurs, document qui est pourtant fondamental au contrat d’assurance. Ceci remet en question la valeur des contrats d’assurance et peut potentiellement pousser les actionnaires à faire face à des pertes inattendues alors que l’accès au capital est rendu difficile par les conditions économiques.
  • Les courtiers d’assurance et les assureurs n’ont pour l’instant pas réussi à adresser ces changements. Cela suggère une sous tarification systémique des risques et un besoin potentiellement important de correction du marché de l’assurance.

Bruce Hepburn, le Président-Directeur Général de Mactavish a commenté :

« La récession a causé de grands changements et beaucoup d’incertitude en ce qui concerne les risques commerciaux, mais personne ne s’est encore intéressé à ce problème. Cela signifie que certaines entreprises ne sont pas correctement assurées, et que les assureurs souscrivent des risques plus importants qu’ils ne le réalisent. Les investisseurs risquent de se retrouver à financer ces pertes ».

« Cette problématique ne doit pas être sous estimée. Les entreprises sont aujourd’hui plus dépendantes de leurs contrats d’assurance car beaucoup n’ont pas de réserves de trésorerie suffisantes et n’ont qu’un accès restreint au crédit ».

« Les entreprises font aujourd’hui face à des risques nouveaux qui n’ont pas été bien compris ou analysés. Étant donné ces faits, auxquels s’ajoutent les difficultés traditionnelles des assureurs, ces développements pourraient avoir des conséquences importantes, voire désastreuses pour le marché de l’assurance commerciale, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle phase de la crise financière. Notre recherche suggère que les directions d’entreprise, les assureurs et les investisseurs doivent tous ouvrir les yeux et faire face à cette réalité ».

Achim Bauer, Associé, PricewaterhouseCoopers, au vu du rapport de Mactavish, a commenté de la façon suivante, « de nombreux assureurs d’entreprise n’ont pas réussi à suivre le rythme sans précédents des changements dans les risques commerciaux et les conclusions ont révélé des failles importantes dans les méthodes de souscription et de placement des risques commerciaux ».

« Les assureurs doivent agir rapidement pour identifier les domaines de leur portefeuille où la souscription est le plus sérieusement en décalage avec la réalité des risques. Ils doivent également ajuster leurs réserves et expliquer les conséquences de ces changements à leurs actionnaires. L’absence de réaction de leur part ne fera qu’aggraver les pertes et miner davantage la confiance du marché ».

La note d’investissement de Citi, qui se base sur le rapport de recherche, met les assureurs en dommage et responsabilité civile en garde contre ce risque. Celle-ci explique qu’ « une forte augmentation des sinistres pourrait être ‘la goutte d’eau qui fait déborder le vase’ – provoquant un véritable séisme au sein du secteur, où la différence entre les assureurs qui sont préparés et ceux qui ne le sont pas sera inéluctablement évidente ».

« Il est probable que l’impact de la récession ne se soit pas encore complètement fait sentir et que les changements de risques aient un impact beaucoup plus prononcé en 2010 et 2011. A ce titre, nous pensons que les investisseurs doivent être informés et en contrôle étant donné que ces tendances pourraient avoir une incidence importante sur les cotations boursières au cours des 18 prochains mois, non seulement sur le plan sectoriel mais également en différenciant (…) les assureurs ».

IMPLICATIONS POUR LE SECTEUR DES ASSURANCES

Ces résultats ont clairement des conséquences potentiellement graves pour le secteur des assurances qui souscrit les risques en question. La recherche s’est particulièrement attachée à analyser l’évaluation que font les assureurs des changements observés, le niveau de compréhension actuel de ces risques et leur impact sur la politique de souscription des assureurs.

Conclusions principales

  • Face aux changements soudains, les modèles traditionnels d’évaluation des risques utilisés par les assureurs deviennent de moins en moins fiables. Compte tenu de l’aggravation des risques, une sous-tarification généralisée est inévitable en 2010 car le risque croît alors que les taux sous-jacents continuent de baisser.
  • Un contexte d’incertitude et d’aggravation des risques aura un impact sur le coût des sinistres, même si cela peut prendre plusieurs années pour se matérialiser. Cette recherche met également en lumière l’importance des faiblesses existantes dans les méthodes de présentation et de souscription des risques de chaque entreprise, qui laissent les actionnaires et les assureurs exposés.
  • Cela présente un nouveau risque de profitabilité pour les assureurs en dommage et responsabilité civile. Mactavish s’attend à de grands écarts non seulement en ce qui concerne la manière dont les assureurs sont exposés à ces évolutions, mais aussi dans la capacité de chaque assureur à répondre au défi de créer et développer des relations plus proches avec leurs clients afin de mieux comprendre leurs risques.
  • Les assureurs et les courtiers sont toujours dans l’incapacité de communiquer leur valeur ajoutée à leurs clients. Les acheteurs d’assurance ne voient en effet qu’une très faible valeur ajoutée dans l’assurance malgré une dépendance accrue vis-à-vis du capital d’assurance.
  • Cela suggère que les conditions sont réunies pour favoriser une volatilité extrême et localisée pour laquelle les assureurs ont été durement critiqués dans le passé. L’industrie travaille déjà avec des marges très serrées causées par une concurrence féroce, et soutenues par une faible sinistralité récemment. Il est possible que ce cycle soit interrompu par l’impact des risques causés par la récession.

M. Hepburn a commenté : « Le nombre et l’importance des risques mis en lumière par cette recherche vont devenir un enjeu incontournable pour le secteur des assurances d’entreprise alors que les marges ne cessent de réduire. Des faiblesses de longue date dans les méthodes de présentation et de souscription des risques sont de plus en plus souvent dévoilées et l’histoire suggère que certains acteurs seront beaucoup mieux placés pour relever ce défi ».

Mr Bauer, PricewaterhouseCoopers, a ajouté: « C’est un véritable coup de semonce pour le secteur des assurances. Les assureurs et les courtiers se doivent de fondamentalement repenser les méthodes d’évaluation des risques et la manière dont les entreprises sont assurées ainsi que trouver une solution pour faire face à la complexification et à l’accélération des changements des profils de risques. Agir maintenant permettra de réduire l’impact commercial immédiat et de renforcer leur position sur le marché »

INDUSTRIE

La recherche a été menée auprès d’industriels indépendants ayant un chiffre d’affaires entre 50 mns £ et 5 mds £, sélectionnés parmi de nombreux segments produits. Sont exclus de la recherche les filiales de sociétés étrangères où la plupart des risques sont gérés par la maison mère.
Conclusions principales :

  • Une hausse marquée de la sous-traitance et des “joint ventures” à l’étranger, sur fond de récession, contribue à la complexification des chaines d’approvisionnement. La moitié des personnes questionnées a déclaré avoir de tels projets en cours mais peu de gens ont commencé à analyser les conséquences en termes de risques.
  • La vulnérabilité des chaines d’approvisionnement a augmenté. Plus de 80% des personnes interrogées déclarent que ce problème a changé leurs risques. Les défaillances des fournisseurs, les dépendances vis-à-vis de fournisseurs uniques, la réduction des niveaux de stocks, la décision de ne plus produire d’excédents sont autant de facteurs cités comme contribuant à la réduction de la résilience des entreprises.
  • Diversification des activités et des produits : En réponse aux baisses de la demande, de nombreuses entreprises ont ciblé de nouveaux segments de marché, lancé de nouveaux produits et transformé leur offre produit en une offre de service générale. Le lancement de nouveaux produits et l’accès à de nouveaux marchés augmentent habituellement le taux d’échec alors que les offres de services créent de nouveaux besoins d’assurance. Peu d’entreprises ont examiné les problématiques d’assurance liées à ces développements.
  • Les entreprises font face à des pressions constantes pour accepter des engagements supplémentaires dans des domaines comme la garantie des produits, les frais de rappel produit, les risques de conception, les pertes consécutives et ainsi de suite.
  • Plus d’un quart des fabricants interrogés ont admis que ces pressions les ont d’ores et déjà forcés à accepter des responsabilités contractuelles supplémentaires. Comme un responsable de l’audit interne l’a indiqué : «Nos clients essaient maintenant régulièrement de nous transférer ce qui ressemble à des responsabilités contractuelles illimitées pour l’ensemble du projet. C’est de plus en plus difficile à négocier ».
  • Des exemples extrêmes de tels changements existent et sont détaillés dans des études de cas dans le rapport principal.

M. Hepburn a commenté : « L’impact visible de la récession sur l’industrie a été largement commenté. Cependant il existe des risques sous-jacents plus importants dans ce secteur, qui posent de nouvelles menaces pour les entreprises, les investisseurs et les assureurs ».

CONSTRUCTION

La recherche s’est concentrée sur des sociétés ayant un chiffre d’affaires compris entre 50mns £ et 5mds £ sélectionnées parmi les différents segments du secteur : résidentiel, commercial, génie civil/ travaux publics, fournisseurs de matériaux et de services. Comme il a été largement reporté, l’impact de la récession sur la construction a été particulièrement brutal, surtout pendant la première moitié de 2009.
Conclusions principales:

  • Les sociétés interrogées sont pour la plupart souvent forcées de diversifier leurs activités et de se réfugier dans des projets de travaux publics. Près de deux-tiers des répondants ont en effet mentionné une diversification de leurs activités ou la création d’une joint venture pour faire face à la réduction de la demande. Ces évolutions peuvent conduire les entreprises à faire face à des risques inhabituels tels que l’exposition à l’amiante, ou les travaux dans des bâtiments délabrés. Celles-ci changent également les contextes contractuels, ce qui crée un nouveau challenge en termes de gestion des risques. Un directeur de la sécurité d’un grand groupe de construction a ainsi commenté « De nos jours, des constructeurs remportent régulièrement des contrats pour lesquels ils ne sont pas qualifiés ».
  • Le secteur craint une deuxième série de faillites d’entreprises et de consolidation si la demande du secteur public diminue avant que le secteur privé ne se redresse.
  • Les personnes interrogées indiquent que les litiges contractuels et les prises de responsabilités civiles non souhaitées risquent de croitre considérablement. Dans l’ensemble, les contrats sont devenus moins standardisés et les négociations autant avec les clients qu’avec les sous-traitants sont plus tendues. Tous les répondants ont reconnu des difficultés à contrôler les contrats souscrits tout particulièrement lorsque plusieurs sous-traitants prêts à tout entrent en compétition. Près d’une personne sur trois (30%) a signalé avoir d’ores et déjà accepté des responsabilités contractuelles supplémentaires.
  • Les réductions des frais drastiques ont augmenté les risques pour de nombreuses entreprises. Les réductions généralisées des dépenses dans le domaine de l’hygiène et de la sécurité ainsi que des ressources en supervision des sites, la diminution des vérifications de contrats et la multiplication des propositions commerciales ‘suicidaires’ sont autant de facteurs favorisant une augmentation des risques.
  • Un niveau sans précédent d’interruptions de chantiers crée un environnement propice aux risques d’incendies criminels, de vandalisme et de sécurité publique.

M. Hepburn a commenté : « La récession a déjà eu un impact brutal sur le secteur de la construction et continue d’imposer d’énormes contraintes sur les entreprises du secteur. Les propositions commerciales ‘suicidaires’ sont un sujet de préoccupation particulier, car elles entrainent de nouveaux risques qui ne sont pas toujours pleinement reconnus ».

DISTRIBUTION

La recherche s’est concentrée sur des détaillants ayant un chiffre d’affaires compris entre 50 mns £ et 5 mds £ parmi de nombreux segments produits. Presque tous les répondants, en dehors de certains segments, ont constaté une chute importante des dépenses des consommateurs en 2009.

Conclusions principales :

  • Bien qu’il ait été traditionnellement transféré en amont de la chaine de valeur, le risque de responsabilité civile produit des détaillants est aujourd’hui en augmentation marquée. Trois quarts des répondants ont en effet mentionné des changements impliquant un accroissement du risque parmi lesquels se trouvent : l’implication directe dans la conception des produits ; des mesures de diminution des coûts chez les fournisseurs qui échappent au contrôle des détaillants ; le recentrage sur les produits vendus en marque de distributeur ; un approvisionnement accru auprès de pays à bas coûts vers lesquels la responsabilité civile est difficilement transférable.
  • Comme l’a exprimé le directeur d’un des détaillants : « Notre gamme de produits a complètement changé. Nous achetons maintenant principalement nos produits en Asie du Sud Est […]. Nous avons réalisé qu’il était tout simplement impossible d’obtenir une quelconque compensation de leur part [fournisseur chinois responsable d’un sinistre très important en responsabilité civile produit] »
  • Comme les fabricants, les détaillants sont confrontés à des chaînes d’approvisionnement beaucoup plus fragiles et dont le risque d’interruption des activités est accru. 90% des répondants ont mentionné des changements pouvant entrainer un accroissement des risques ; de la consolidation de la base de fournisseurs et / ou des centres de distribution à l’adoption systématique de méthodes de stockage ‘Just in Time’.
  • La contraction du marché des assurances crédit a été particulièrement prononcée pour les détaillants ; 50% des répondants ont fait part de leur inquiétude à ce sujet. Les entreprises ne travaillant qu’avec peu de fournisseurs ont parfois dû faire face à d’importantes et souvent soudaines demandes de liquidités et à une raréfaction du nombre de fournisseurs disponibles, ce qui a pour conséquence un risque accru de mauvaise qualité des produits.
  • Le directeur financier d’un grand détaillant a ainsi commenté : « L’année dernière, aucun fournisseur ne pouvait acheter d’assurance crédit pour couvrir leurs transactions avec notre groupe et de ce fait personne ne voulait travailler avec nous. Comme nous étions en train de transférer notre base de fournisseurs en Asie du Sud Est, nous n’avons pas eu d’autre choix que de travailler avec les rares fournisseurs qui ont accepté de nous approvisionner. C’est loin d’être idéal. »

M. Hepburn a commenté : « les risques liés aux chaines d’approvisionnement et les limitations de disponibilités en assurance crédit sont de vrais problèmes pour les détaillants. Lorsqu’ils sont combinés, ce qui est le cas aujourd’hui, ils représentent un risque beaucoup plus aiguisé pour le secteur, en particulier pour certains détaillants. Notre recherche suggère qu’il nous reste encore à découvrir quel sera l’impact réel de ce cocktail de circonstances menaçantes ».

SERVICES FINANCIERS

La recherche s’est concentrée sur les entreprises de taille moyenne plus que sur les grandes banques.
Conclusions principales :

  • Le résultat le plus surprenant a été l’idée dominante parmi les entreprises questionnées que leurs modèles économiques sont solides et n’ont pas besoin de s’adapter dans un contexte de récession, alors même que ceux-ci sont contestés par des risques opérationnels en nette augmentation.
  • Près de la moitié des répondants déclare que leur entreprise est simple et n’est pas exposée aux nouveaux grands risques découlant des changements fondamentaux de l’environnement économique. Cette réaction soulève des craintes de complaisance, d’autant que certaines personnes interrogées affirment avec véhémence que ce n’est pas le cas et critiquent ce qu’ils considèrent comme une attitude arrogante de la part des autres répondants.
  • Comme l’a exprimé un directeur d’une société de gestion d’actifs : « Les risques ne changent pas, seule la profitabilité change ».
  • Toutefois, ceci contraste avec les nombreuses pertes liées aux risques opérationnels émergents qui se sont matérialisés en 2009 : de la rupture des mandats de placement aux conseils négligents, en passant par une insuffisance de « due diligence » et un accroissement de fraudes diverses. Etant donné ces faits, auxquels s’ajoutent l’accroissement des obligations réglementaires et l’instabilité croissante de l’environnement commercial, il semble bien audacieux de dire que les risques n’ont pas changé.
  • Les sociétés questionnées admettent également accorder moins d’importance aux risques assurables qu’aux risques dits ‘de marché’ ou aux risques dits ‘de crédit’. Près de 50% des personnes interrogées ont mentionné des incertitudes quand à la nature de certains risques encourus concernant la responsabilité civile professionnelle, la cyber criminalité ou de potentielles poursuites judiciaires d’actionnaires contre les cadres supérieurs.
  • Il existe également un écart important de perception entre les assurés et les assureurs, pour qui 2009 a clairement démontré que les risques souscrits en services financiers sont plus importants qu’ils ne le pensaient auparavant.
  • Le poids de la réglementation imposée par la Financial Services Authority (FSA) a augmenté de façon spectaculaire et certains répondants ont indiqué que cette évolution provoque un détournement des ressources de gestion des risques.

M. Hepburn a commenté : “Il semble y avoir un certain niveau de confusion dans le secteur des services financiers. Beaucoup d’entreprises font valoir que les risques n’ont pas changé sensiblement, tout en reconnaissant en même temps les conditions qui suggèrent le contraire. Il semble qu’il existe toujours un certain niveau de complaisance dans le secteur malgré l’intensité de la récession récemment traversée”.

NOTES AUX EDITEURS

  • Cette étude se base sur des consultations détaillées conduites en 2009 par téléphone et en face à face avec des directeurs financiers, juridiques et opérationnels de plus de 250 grandes entreprises dans les secteurs ciblés, ainsi que sur des entretiens avec les assureurs et les principaux responsable des politiques de souscription d’assurance du marché de Londres.
  • Tous les entretiens sont tenus à la plus stricte confidentialité et ne peuvent être discutés de manière nominative.
  • Mactavish est un cabinet de recherche spécialisé dans l’analyse des risques et les assurances commerciales. Mactavish a mené des recherches sectorielles de pointe au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Europe Continentale depuis le début des années 90 de manière indépendante et en partenariat avec de grands assureurs, réassureurs, courtiers et banques d’investissement.
  • Mactavish est présidé par John Coomber, ancien Président Directeur Général et actuel Directeur Non Executif de Swiss Ré (où il préside également le Comité de Direction des Finances et des Risques). M. Coomber, au-delà de ses autres fonctions, est Président Directeur Général de la Pension Insurance Corporation. Sur son comité de direction, Mactavish compte également sur Paul Spencer en tant que Directeur Non Executif. M. Spencer est aussi Directeur Non Executif de WPP (où il préside la commission d’audit) et Président du fond de pension de Rolls Royce. Il s’est récemment retiré de son rôle de Président de la National Savings & Investments, fonction pour laquelle il a obtenu un CBE (Commandeur de l’Empire Britannique) pour les services rendus au secteur des Services Financiers, lors de la 2010 New Year Honours List (cérémonie annuelle de remise des titres et honneurs britanniques).
  • Le Conseil Consultatif International de Mactavish est présidé par Michel Yarhi, l’ancien Directeur des Assurances de la Société Générale et ex Président de l’AMRAE (Association pour le Management des Risques et Assurances d’Entreprise).

CONTACT PRESSE

Antoine Guerin, Contact Presse Mactavish au +44 (0)207 793 4039 (portable : +44 (0) 7879 827 434) ou par email antoineguerin@mactavishgroup.com
Rebecca Mill, PwC LLP Media Relations au +44 (0)20 7213 5829 (portable :+ 44 (0) 7793 680467) ou par email: rebecca.mill@uk.pwc.com

Conférence de Presse : Présentation de la recherche Mactavish - L’impact de la récession sur les risques d’entreprise. PwC et Citi commenteront sur les implications clés.

22-12-2009

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Les entreprises ont été forcées de répondre aux changements rapides et incontrôlables de l’économie, provoquant ainsi un changement important de leurs risques commerciaux. Mactavish a entrepris un programme unique de recherche afin de mesurer l’impact de la récession sur différents secteurs de l’économie.

Lors de cette conférence nous présenterons les conclusions de notre première recherche cross sectorielle. Celle-ci est le fruit d’entretiens détaillés avec des Cadres exécutifs dans plus de 250 entreprises basées au Royaume-Uni (7.5% du marché) avec des chiffres d’affaire entre 50 millions et 5 milliards de Livre Sterling dans les secteurs de la distribution, de la production, de la construction et des services financiers, ainsi qu’avec des souscripteurs expérimentés et des responsables de politiques de souscription du marché de Londres.

Le briefing présentera les principaux changements dans les grands risques d’entreprise et l’étendue des implications de ces risques pour les sociétés, les assureurs et les investisseurs.

Bruce Hepburn, le Président Directeur Général de Mactavish présentera les résultats de la recherche et répondra aux questions. Il sera rejoint par Achim Bauer, un associé en conseil/ stratégie en services financiers chez PriceWaterhouseCoopers LLP, ainsi que James Quin, analyste en Assurances chez Citi.
Achim Bauer et James Quin donneront leur avis sur l’étendue des implications de ce rapport pour les entreprises et le secteur de l’assurance.

Le briefing sera suivi d’une session de questions réponses.

Pour participer à la conférence de presse ou si vous souhaitez organiser un entretien, merci de contacter Antoine Guerin au +44 0207 793 4039 ou par email: antoineguerin@mactavishgroup.com.

Le Programme de Recherche Mactavish 2009 en phase de finalisation

17-09-2009

La plupart des secteurs de l’économie ont fait face cette année à des difficultés sans précédents. Mactavish a entrepris une étude de grande envergure afin de comprendre les impacts réels de la crise économique sur les risques d’entreprise et la gestion des risques dans des secteurs particulièrement touchés.

Alors que des changements opérationnels rapides et profonds, en réponses aux changements de conditions de marché, sont devenus la norme, les conséquences pour les équipes opérationnelles et de gestion des risques ont été et continueront d’être sévères.

Mactavish commencera la publication d’une série de recherche sectorielle en janvier 2010 avec une attention initiale particulière pour les secteurs de la distribution, de la construction, des services financiers, et de la production. Le premier rapport cross sectoriel sera disponible début Janvier 2010 – Si vous souhaitez acheter ce rapport, merci de nous contacter.

Le programme de recherche se poursuivra en 2010, si vous souhaitez en savoir plus ou participer à la recherche, merci de nous contacter.

Michel Yarhi nommé Président du Comité de Conseil International

06-08-2008

Michel Yarhi devient le Président du Comité de Conseil International. Michel Yarhi est l’ancien directeur des assurances de la Société Générale. Pendant sa tenure de 31 ans, M. Yarhi a transformé la gestion des assurances en un centre de profit. Ses responsabilités comprenaient la gestion des risques assurables, l’achat des couvertures d’assurance et la présidence de la division de courtage interne tout en étant impliqué dans l’audit du dispositif d’assurance de grands clients industriels français. M. Yarhi a également été vice-président d’une compagnie de réassurance.

M. Yarhi a rejoint la Société Générale après l’obtention d’une maitrise de Droit et une première expérience au sein de deux entreprises d’assurance en tant que responsable d’un département de gestion de sinistres.
M. Yarhi était également le Président de l’AMRAE (Association pour le Management des Risques et Assurances d’Entreprise, qui compte 350 entreprises et plus de 600 membres individuels) jusqu’à la fin de son mandat de deux ans.
M. Yarhi est le Président du CEFAREA (Centre Français d’Arbitrage de Réassurance et d’Assurance d’Entreprise) et est l’ancien Président de l’EFIRM (European Financial Institutions’ Risk Managers, qui regroupe 18 des banques Européennes les plus importantes).

Au moment d’annoncer cette nomination, Bruce Hepburn, le CEO de Mactavish a commenté: “Je suis ravi d’avoir obtenu les services d’un professionnel du calibre de Michel Yarhi qui partage notre intérêt pour l’amélioration continue de la qualité de l’ensemble du processus de souscription de risques d’entreprise. Michel Yarhi sera un ajout précieux à l’équipe de direction de Mactavish ainsi qu’à l’orientation future et la croissance stratégique du groupe.

John Coomber, Président du Groupe Mactavish a commenté: “La carrière distinguée de Michel Yarhi au cœur du risk management Français sous-tend sa capacité à guider et à appuyer le Groupe Mactavish pendant sa prochaine phase de croissance. Je suis ravi que Michel ait accepté de rejoindre notre Groupe.”