Ce communiqué de presse contient des sections spécifiques, en dessous du communiqué principal, pour les secteurs de l’ASSURANCE, de l’INDUSTRIE, de la CONSTRUCTION, de la DISTRIBUTION et des SERVICES FINANCIERS. Merci de vous référer aux sections appropriées.
UNE CRISE DES ASSURANCES POURRAIT AJOUTER UN DERNIER CHAPITRE A LA RECESSION, ANNONCE MACTAVISH
Dans le sillage de la crise financière, les risques d’entreprise sont en augmentation. L’incapacité des équipes de direction et du monde de l’assurance à comprendre et à adresser ces changements de manière efficace pourrait avoir des conséquences importantes, voire désastreuses pour le marché de l’assurance commerciale. Cela pourrait provoquer une nouvelle phase de la crise financière, selon de nouvelles recherches approfondies réalisées par Mactavish, le cabinet de recherche spécialisé qui travaille avec de grands assureurs, des courtiers et des banques.
La première partie de son Programme de Recherches de Risques Sectoriels se base sur des entretiens détaillés avec des cadres supérieurs de plus de 250 grandes entreprises britanniques dont le chiffre d’affaire est compris entre 50mns £ et 5mds £, dans les secteurs de l’industrie, de la construction, de la distribution et des services financiers, ainsi que sur des entretiens avec 40 souscripteurs expérimentés et responsables de politiques de souscription du marché de Londres.
Bien que les recherches de Mactavish soient basées sur des entretiens avec des entreprises britanniques, les problèmes mis en lumière par cette recherche sont de nature globale et sont susceptibles de concerner les sociétés françaises. Une étude initiale a été entamée en France avec pour but d’être développée 2010.
La recherche, qui a été révisée par la division Assurances de PwC et par des analystes de Citi, indique que les risques d’entreprise ont brutalement augmenté suite à la récession, intensifiant les risques existants, tels que la vulnérabilité des chaines d’approvisionnement, et ajoutant de nouveaux risques au moment où les entreprises sont en train de s’adapter pour assurer leur survie. La recherche révèle également que ni les directions d’entreprise, ni les assureurs n’ont vraiment reconnu ces changements de risques. Cela signifie non seulement que les compagnies d’assurance souscrivent potentiellement des risques inconnus, mais également que les couvertures d’assurance peuvent être insuffisantes, exposant ainsi les investisseurs.
Le rapport prévient que : « Des parallèles peuvent être établis aujourd’hui entre l’incapacité des grands assureurs en dommage et responsabilité civile à vraiment comprendre à quel point les risques ont changé, et les erreurs beaucoup plus médiatisées qu’ont commises de nombreuses institutions financières lorsqu’elles n’ont pu comprendre les risques qu’elles encouraient ».
Conclusions principales :
- L’effet de la récession économique a été d’accélérer radicalement le rythme des changements dans le monde des affaires, bien au-delà des grands titres sur les faillites et les sauvetages d’entreprises. La vitesse, le nombre et la portée des changements importants dans les activités quotidiennes de la plupart des entreprises sont sans précédent.
- La sévérité de cette récession a changé les risques traditionnels et a créé de nouveaux risques dans son sillon. Les entreprises se diversifient, et se lancent dans de nouvelles activités tout en réduisant leurs coûts et en repoussant leurs limites et celles de leurs partenaires commerciaux pour surmonter la récession. Cette recherche a montré l’exemple d’un fabricant de produits de haute technologie ayant doublé le rythme de lancements de nouveaux produits en 2009 tout en réduisant en parallèle les délais de production de 75%, ceci afin de tenter de survive à la crise économique.
- Les directions générales se concentrent sur la mise en place de nouvelles mesures mais très peu comprennent ou communiquent aujourd’hui les risques liés à ces évolutions. La recherche a démontré par exemple que 65% des entreprises interrogées ne vérifient pas le document de présentation des risques présenté aux assureurs, document qui est pourtant fondamental au contrat d’assurance. Ceci remet en question la valeur des contrats d’assurance et peut potentiellement pousser les actionnaires à faire face à des pertes inattendues alors que l’accès au capital est rendu difficile par les conditions économiques.
- Les courtiers d’assurance et les assureurs n’ont pour l’instant pas réussi à adresser ces changements. Cela suggère une sous tarification systémique des risques et un besoin potentiellement important de correction du marché de l’assurance.
Bruce Hepburn, le Président-Directeur Général de Mactavish a commenté :
« La récession a causé de grands changements et beaucoup d’incertitude en ce qui concerne les risques commerciaux, mais personne ne s’est encore intéressé à ce problème. Cela signifie que certaines entreprises ne sont pas correctement assurées, et que les assureurs souscrivent des risques plus importants qu’ils ne le réalisent. Les investisseurs risquent de se retrouver à financer ces pertes ».
« Cette problématique ne doit pas être sous estimée. Les entreprises sont aujourd’hui plus dépendantes de leurs contrats d’assurance car beaucoup n’ont pas de réserves de trésorerie suffisantes et n’ont qu’un accès restreint au crédit ».
« Les entreprises font aujourd’hui face à des risques nouveaux qui n’ont pas été bien compris ou analysés. Étant donné ces faits, auxquels s’ajoutent les difficultés traditionnelles des assureurs, ces développements pourraient avoir des conséquences importantes, voire désastreuses pour le marché de l’assurance commerciale, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle phase de la crise financière. Notre recherche suggère que les directions d’entreprise, les assureurs et les investisseurs doivent tous ouvrir les yeux et faire face à cette réalité ».
Achim Bauer, Associé, PricewaterhouseCoopers, au vu du rapport de Mactavish, a commenté de la façon suivante, « de nombreux assureurs d’entreprise n’ont pas réussi à suivre le rythme sans précédents des changements dans les risques commerciaux et les conclusions ont révélé des failles importantes dans les méthodes de souscription et de placement des risques commerciaux ».
« Les assureurs doivent agir rapidement pour identifier les domaines de leur portefeuille où la souscription est le plus sérieusement en décalage avec la réalité des risques. Ils doivent également ajuster leurs réserves et expliquer les conséquences de ces changements à leurs actionnaires. L’absence de réaction de leur part ne fera qu’aggraver les pertes et miner davantage la confiance du marché ».
La note d’investissement de Citi, qui se base sur le rapport de recherche, met les assureurs en dommage et responsabilité civile en garde contre ce risque. Celle-ci explique qu’ « une forte augmentation des sinistres pourrait être ‘la goutte d’eau qui fait déborder le vase’ – provoquant un véritable séisme au sein du secteur, où la différence entre les assureurs qui sont préparés et ceux qui ne le sont pas sera inéluctablement évidente ».
« Il est probable que l’impact de la récession ne se soit pas encore complètement fait sentir et que les changements de risques aient un impact beaucoup plus prononcé en 2010 et 2011. A ce titre, nous pensons que les investisseurs doivent être informés et en contrôle étant donné que ces tendances pourraient avoir une incidence importante sur les cotations boursières au cours des 18 prochains mois, non seulement sur le plan sectoriel mais également en différenciant (…) les assureurs ».
IMPLICATIONS POUR LE SECTEUR DES ASSURANCES
Ces résultats ont clairement des conséquences potentiellement graves pour le secteur des assurances qui souscrit les risques en question. La recherche s’est particulièrement attachée à analyser l’évaluation que font les assureurs des changements observés, le niveau de compréhension actuel de ces risques et leur impact sur la politique de souscription des assureurs.
Conclusions principales
- Face aux changements soudains, les modèles traditionnels d’évaluation des risques utilisés par les assureurs deviennent de moins en moins fiables. Compte tenu de l’aggravation des risques, une sous-tarification généralisée est inévitable en 2010 car le risque croît alors que les taux sous-jacents continuent de baisser.
- Un contexte d’incertitude et d’aggravation des risques aura un impact sur le coût des sinistres, même si cela peut prendre plusieurs années pour se matérialiser. Cette recherche met également en lumière l’importance des faiblesses existantes dans les méthodes de présentation et de souscription des risques de chaque entreprise, qui laissent les actionnaires et les assureurs exposés.
- Cela présente un nouveau risque de profitabilité pour les assureurs en dommage et responsabilité civile. Mactavish s’attend à de grands écarts non seulement en ce qui concerne la manière dont les assureurs sont exposés à ces évolutions, mais aussi dans la capacité de chaque assureur à répondre au défi de créer et développer des relations plus proches avec leurs clients afin de mieux comprendre leurs risques.
- Les assureurs et les courtiers sont toujours dans l’incapacité de communiquer leur valeur ajoutée à leurs clients. Les acheteurs d’assurance ne voient en effet qu’une très faible valeur ajoutée dans l’assurance malgré une dépendance accrue vis-à-vis du capital d’assurance.
- Cela suggère que les conditions sont réunies pour favoriser une volatilité extrême et localisée pour laquelle les assureurs ont été durement critiqués dans le passé. L’industrie travaille déjà avec des marges très serrées causées par une concurrence féroce, et soutenues par une faible sinistralité récemment. Il est possible que ce cycle soit interrompu par l’impact des risques causés par la récession.
M. Hepburn a commenté : « Le nombre et l’importance des risques mis en lumière par cette recherche vont devenir un enjeu incontournable pour le secteur des assurances d’entreprise alors que les marges ne cessent de réduire. Des faiblesses de longue date dans les méthodes de présentation et de souscription des risques sont de plus en plus souvent dévoilées et l’histoire suggère que certains acteurs seront beaucoup mieux placés pour relever ce défi ».
Mr Bauer, PricewaterhouseCoopers, a ajouté: « C’est un véritable coup de semonce pour le secteur des assurances. Les assureurs et les courtiers se doivent de fondamentalement repenser les méthodes d’évaluation des risques et la manière dont les entreprises sont assurées ainsi que trouver une solution pour faire face à la complexification et à l’accélération des changements des profils de risques. Agir maintenant permettra de réduire l’impact commercial immédiat et de renforcer leur position sur le marché »
INDUSTRIE
La recherche a été menée auprès d’industriels indépendants ayant un chiffre d’affaires entre 50 mns £ et 5 mds £, sélectionnés parmi de nombreux segments produits. Sont exclus de la recherche les filiales de sociétés étrangères où la plupart des risques sont gérés par la maison mère.
Conclusions principales :
- Une hausse marquée de la sous-traitance et des “joint ventures” à l’étranger, sur fond de récession, contribue à la complexification des chaines d’approvisionnement. La moitié des personnes questionnées a déclaré avoir de tels projets en cours mais peu de gens ont commencé à analyser les conséquences en termes de risques.
- La vulnérabilité des chaines d’approvisionnement a augmenté. Plus de 80% des personnes interrogées déclarent que ce problème a changé leurs risques. Les défaillances des fournisseurs, les dépendances vis-à-vis de fournisseurs uniques, la réduction des niveaux de stocks, la décision de ne plus produire d’excédents sont autant de facteurs cités comme contribuant à la réduction de la résilience des entreprises.
- Diversification des activités et des produits : En réponse aux baisses de la demande, de nombreuses entreprises ont ciblé de nouveaux segments de marché, lancé de nouveaux produits et transformé leur offre produit en une offre de service générale. Le lancement de nouveaux produits et l’accès à de nouveaux marchés augmentent habituellement le taux d’échec alors que les offres de services créent de nouveaux besoins d’assurance. Peu d’entreprises ont examiné les problématiques d’assurance liées à ces développements.
- Les entreprises font face à des pressions constantes pour accepter des engagements supplémentaires dans des domaines comme la garantie des produits, les frais de rappel produit, les risques de conception, les pertes consécutives et ainsi de suite.
- Plus d’un quart des fabricants interrogés ont admis que ces pressions les ont d’ores et déjà forcés à accepter des responsabilités contractuelles supplémentaires. Comme un responsable de l’audit interne l’a indiqué : «Nos clients essaient maintenant régulièrement de nous transférer ce qui ressemble à des responsabilités contractuelles illimitées pour l’ensemble du projet. C’est de plus en plus difficile à négocier ».
- Des exemples extrêmes de tels changements existent et sont détaillés dans des études de cas dans le rapport principal.
M. Hepburn a commenté : « L’impact visible de la récession sur l’industrie a été largement commenté. Cependant il existe des risques sous-jacents plus importants dans ce secteur, qui posent de nouvelles menaces pour les entreprises, les investisseurs et les assureurs ».
CONSTRUCTION
La recherche s’est concentrée sur des sociétés ayant un chiffre d’affaires compris entre 50mns £ et 5mds £ sélectionnées parmi les différents segments du secteur : résidentiel, commercial, génie civil/ travaux publics, fournisseurs de matériaux et de services. Comme il a été largement reporté, l’impact de la récession sur la construction a été particulièrement brutal, surtout pendant la première moitié de 2009.
Conclusions principales:
- Les sociétés interrogées sont pour la plupart souvent forcées de diversifier leurs activités et de se réfugier dans des projets de travaux publics. Près de deux-tiers des répondants ont en effet mentionné une diversification de leurs activités ou la création d’une joint venture pour faire face à la réduction de la demande. Ces évolutions peuvent conduire les entreprises à faire face à des risques inhabituels tels que l’exposition à l’amiante, ou les travaux dans des bâtiments délabrés. Celles-ci changent également les contextes contractuels, ce qui crée un nouveau challenge en termes de gestion des risques. Un directeur de la sécurité d’un grand groupe de construction a ainsi commenté « De nos jours, des constructeurs remportent régulièrement des contrats pour lesquels ils ne sont pas qualifiés ».
- Le secteur craint une deuxième série de faillites d’entreprises et de consolidation si la demande du secteur public diminue avant que le secteur privé ne se redresse.
- Les personnes interrogées indiquent que les litiges contractuels et les prises de responsabilités civiles non souhaitées risquent de croitre considérablement. Dans l’ensemble, les contrats sont devenus moins standardisés et les négociations autant avec les clients qu’avec les sous-traitants sont plus tendues. Tous les répondants ont reconnu des difficultés à contrôler les contrats souscrits tout particulièrement lorsque plusieurs sous-traitants prêts à tout entrent en compétition. Près d’une personne sur trois (30%) a signalé avoir d’ores et déjà accepté des responsabilités contractuelles supplémentaires.
- Les réductions des frais drastiques ont augmenté les risques pour de nombreuses entreprises. Les réductions généralisées des dépenses dans le domaine de l’hygiène et de la sécurité ainsi que des ressources en supervision des sites, la diminution des vérifications de contrats et la multiplication des propositions commerciales ‘suicidaires’ sont autant de facteurs favorisant une augmentation des risques.
- Un niveau sans précédent d’interruptions de chantiers crée un environnement propice aux risques d’incendies criminels, de vandalisme et de sécurité publique.
M. Hepburn a commenté : « La récession a déjà eu un impact brutal sur le secteur de la construction et continue d’imposer d’énormes contraintes sur les entreprises du secteur. Les propositions commerciales ‘suicidaires’ sont un sujet de préoccupation particulier, car elles entrainent de nouveaux risques qui ne sont pas toujours pleinement reconnus ».
DISTRIBUTION
La recherche s’est concentrée sur des détaillants ayant un chiffre d’affaires compris entre 50 mns £ et 5 mds £ parmi de nombreux segments produits. Presque tous les répondants, en dehors de certains segments, ont constaté une chute importante des dépenses des consommateurs en 2009.
Conclusions principales :
- Bien qu’il ait été traditionnellement transféré en amont de la chaine de valeur, le risque de responsabilité civile produit des détaillants est aujourd’hui en augmentation marquée. Trois quarts des répondants ont en effet mentionné des changements impliquant un accroissement du risque parmi lesquels se trouvent : l’implication directe dans la conception des produits ; des mesures de diminution des coûts chez les fournisseurs qui échappent au contrôle des détaillants ; le recentrage sur les produits vendus en marque de distributeur ; un approvisionnement accru auprès de pays à bas coûts vers lesquels la responsabilité civile est difficilement transférable.
- Comme l’a exprimé le directeur d’un des détaillants : « Notre gamme de produits a complètement changé. Nous achetons maintenant principalement nos produits en Asie du Sud Est […]. Nous avons réalisé qu’il était tout simplement impossible d’obtenir une quelconque compensation de leur part [fournisseur chinois responsable d’un sinistre très important en responsabilité civile produit] »
- Comme les fabricants, les détaillants sont confrontés à des chaînes d’approvisionnement beaucoup plus fragiles et dont le risque d’interruption des activités est accru. 90% des répondants ont mentionné des changements pouvant entrainer un accroissement des risques ; de la consolidation de la base de fournisseurs et / ou des centres de distribution à l’adoption systématique de méthodes de stockage ‘Just in Time’.
- La contraction du marché des assurances crédit a été particulièrement prononcée pour les détaillants ; 50% des répondants ont fait part de leur inquiétude à ce sujet. Les entreprises ne travaillant qu’avec peu de fournisseurs ont parfois dû faire face à d’importantes et souvent soudaines demandes de liquidités et à une raréfaction du nombre de fournisseurs disponibles, ce qui a pour conséquence un risque accru de mauvaise qualité des produits.
- Le directeur financier d’un grand détaillant a ainsi commenté : « L’année dernière, aucun fournisseur ne pouvait acheter d’assurance crédit pour couvrir leurs transactions avec notre groupe et de ce fait personne ne voulait travailler avec nous. Comme nous étions en train de transférer notre base de fournisseurs en Asie du Sud Est, nous n’avons pas eu d’autre choix que de travailler avec les rares fournisseurs qui ont accepté de nous approvisionner. C’est loin d’être idéal. »
M. Hepburn a commenté : « les risques liés aux chaines d’approvisionnement et les limitations de disponibilités en assurance crédit sont de vrais problèmes pour les détaillants. Lorsqu’ils sont combinés, ce qui est le cas aujourd’hui, ils représentent un risque beaucoup plus aiguisé pour le secteur, en particulier pour certains détaillants. Notre recherche suggère qu’il nous reste encore à découvrir quel sera l’impact réel de ce cocktail de circonstances menaçantes ».
SERVICES FINANCIERS
La recherche s’est concentrée sur les entreprises de taille moyenne plus que sur les grandes banques.
Conclusions principales :
- Le résultat le plus surprenant a été l’idée dominante parmi les entreprises questionnées que leurs modèles économiques sont solides et n’ont pas besoin de s’adapter dans un contexte de récession, alors même que ceux-ci sont contestés par des risques opérationnels en nette augmentation.
- Près de la moitié des répondants déclare que leur entreprise est simple et n’est pas exposée aux nouveaux grands risques découlant des changements fondamentaux de l’environnement économique. Cette réaction soulève des craintes de complaisance, d’autant que certaines personnes interrogées affirment avec véhémence que ce n’est pas le cas et critiquent ce qu’ils considèrent comme une attitude arrogante de la part des autres répondants.
- Comme l’a exprimé un directeur d’une société de gestion d’actifs : « Les risques ne changent pas, seule la profitabilité change ».
- Toutefois, ceci contraste avec les nombreuses pertes liées aux risques opérationnels émergents qui se sont matérialisés en 2009 : de la rupture des mandats de placement aux conseils négligents, en passant par une insuffisance de « due diligence » et un accroissement de fraudes diverses. Etant donné ces faits, auxquels s’ajoutent l’accroissement des obligations réglementaires et l’instabilité croissante de l’environnement commercial, il semble bien audacieux de dire que les risques n’ont pas changé.
- Les sociétés questionnées admettent également accorder moins d’importance aux risques assurables qu’aux risques dits ‘de marché’ ou aux risques dits ‘de crédit’. Près de 50% des personnes interrogées ont mentionné des incertitudes quand à la nature de certains risques encourus concernant la responsabilité civile professionnelle, la cyber criminalité ou de potentielles poursuites judiciaires d’actionnaires contre les cadres supérieurs.
- Il existe également un écart important de perception entre les assurés et les assureurs, pour qui 2009 a clairement démontré que les risques souscrits en services financiers sont plus importants qu’ils ne le pensaient auparavant.
- Le poids de la réglementation imposée par la Financial Services Authority (FSA) a augmenté de façon spectaculaire et certains répondants ont indiqué que cette évolution provoque un détournement des ressources de gestion des risques.
M. Hepburn a commenté : “Il semble y avoir un certain niveau de confusion dans le secteur des services financiers. Beaucoup d’entreprises font valoir que les risques n’ont pas changé sensiblement, tout en reconnaissant en même temps les conditions qui suggèrent le contraire. Il semble qu’il existe toujours un certain niveau de complaisance dans le secteur malgré l’intensité de la récession récemment traversée”.
NOTES AUX EDITEURS
- Cette étude se base sur des consultations détaillées conduites en 2009 par téléphone et en face à face avec des directeurs financiers, juridiques et opérationnels de plus de 250 grandes entreprises dans les secteurs ciblés, ainsi que sur des entretiens avec les assureurs et les principaux responsable des politiques de souscription d’assurance du marché de Londres.
- Tous les entretiens sont tenus à la plus stricte confidentialité et ne peuvent être discutés de manière nominative.
- Mactavish est un cabinet de recherche spécialisé dans l’analyse des risques et les assurances commerciales. Mactavish a mené des recherches sectorielles de pointe au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Europe Continentale depuis le début des années 90 de manière indépendante et en partenariat avec de grands assureurs, réassureurs, courtiers et banques d’investissement.
- Mactavish est présidé par John Coomber, ancien Président Directeur Général et actuel Directeur Non Executif de Swiss Ré (où il préside également le Comité de Direction des Finances et des Risques). M. Coomber, au-delà de ses autres fonctions, est Président Directeur Général de la Pension Insurance Corporation. Sur son comité de direction, Mactavish compte également sur Paul Spencer en tant que Directeur Non Executif. M. Spencer est aussi Directeur Non Executif de WPP (où il préside la commission d’audit) et Président du fond de pension de Rolls Royce. Il s’est récemment retiré de son rôle de Président de la National Savings & Investments, fonction pour laquelle il a obtenu un CBE (Commandeur de l’Empire Britannique) pour les services rendus au secteur des Services Financiers, lors de la 2010 New Year Honours List (cérémonie annuelle de remise des titres et honneurs britanniques).
- Le Conseil Consultatif International de Mactavish est présidé par Michel Yarhi, l’ancien Directeur des Assurances de la Société Générale et ex Président de l’AMRAE (Association pour le Management des Risques et Assurances d’Entreprise).
CONTACT PRESSE
Antoine Guerin, Contact Presse Mactavish au +44 (0)207 793 4039 (portable : +44 (0) 7879 827 434) ou par email antoineguerin@mactavishgroup.com
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